Présentation de l’étiopathie
Science médicale émergente, l’étiopathie est une méthode d’analyse des pathologies, basée sur la récupération des techniques de rebouteux et des techniques manuelles ayant fait leurs preuves dans le temps. L’étiopathie est donc une « remise à plat » de la science médicale qui envisage les pathologies sous un angle mécaniste et causal. C’est donc une discipline logique dont l’efficacité réside dans la rigueur du raisonnement cartésien.
Le terme Étiopathie, du grec aïtia, cause et pathos souffrance, entend souligner l’originalité de cette méthode qui, face à une pathologie, s’attache en priorité à en déterminer la cause plutôt que d’en supprimer directement les effets (douleurs, inflammations, blocages etc). En effet, pour l’étiopathie, seule la suppression de la cause empêchera l’effet de se (re)produire.
La pertinence du diagnostic étiopathique permet au praticien de soigner lui-même la plupart des pathologies courantes par un traitement exclusivement manuel, donc sans médicament ni effet secondaire.
La médecine manuelle à travers les âges : du reboutement à l’étiopathie
L’art de soigner remonte à la nuit des temps. Le toucher a été le premier geste instinctif exercé sur un être vivant pour le soigner. D’Asklepios, dieu de la médecine, à Ambroise Paré, père de la chirurgie moderne, on trouve à toutes les époques la trace de ces techniques manuelles.
Au début, toutes les méthodes de soin sont liées, mais le temps amène leur séparation. Les Grecs et les Romains distinguent le médecin (celui qui soigne, de quelque manière que ce soit) du chirurgien (le terme s’applique d’abord à tous les métiers manuels), et le serment d’Hippocrate impose aux médecins de ne pas pratiquer la chirurgie.
Au Moyen-Âge, la corporation des médecins, avec la création des premières facultés de médecine au XIIIe siècle, juge humiliant l’acte chirurgical. Ce dernier relèvera donc des arts mécaniques et la pratique des actes manuels, non noble, sera confiée aux barbiers. À la Renaissance, alors que se développe la connaissance de l’anatomie avec les premières dissections officielles, Ambroise Paré, premier chirurgien de trois rois – Henri II, François II et Charles IX-, est rejeté par la faculté parce qu’il était rebouteux et ne parlait pas latin.
Devenue toute puissante en 1792 à la suite de la fermeture des écoles de chirurgie, la médecine condamne la thérapie manuelle à se perpétuer par tradition orale et à se cacher. De générations en générations, les rebouteux ont transmis leur savoir-faire pour réparer les accidents articulaires du dos et des membres, les troubles viscéraux et les maux du quotidien. C’est ce savoir que Christian Trédaniel a compilé, décortiqué et analysé à la lumière des principes cartésiens pour donner naissance à l’étiopathie.
L’enseignement de l’étiopathie
Les études d’étiopathie se déroulent en six ans, et reposent sur trois piliers principaux :
– des cours intensifs d’anatomie et de physiologie, complétés par des séances de dissection où la connaissance pratique vient s’ajouter à la théorie.
– des cours théoriques centrés sur la systémique et la clinique, permettant d’acquérir le bagage nécessaire pour établir un diagnostic étiopathique
– l’apprentissage des gestes d’intervention.
L’enseignement est dispensé dans les quatre facultés libres d’étiopathie situées à Paris, à Lyon, à Rennes et à Toulouse.